09/09/2009

Cassis de Dijon

On parle plus de la grippe H1N1 que du principe du Cassis de Dijon. Peut être par ce que l’on ignore ce qu’est ce principe. Mais à long terme ce principe aura des conséquences catastrophiques pour l’agriculture suisse et les emplois.

Le principe du Cassis de Dijon peut s’expliquer comme ça :  pour plaire à la grande industrie alimentaire (Nestlé, les biscuits Kambly et Hug, la boulangerie  Hiestand, etc.) Doris Leuthard a imaginé ouvrir les frontières aux produits européens, produits selon des normes moins sévères qu'en Suisse.

Notre ministre de l'agriculture oublie que les normes suisses ont un sens: défendre la qualité et encourager la production locale. Les légumes (variantes:  oeufs, yogourt, viande)  arrivant par camions de contrées lointaines sont peut-être meilleurs marché au premier abord, mais il faut ensuite dédommager les paysans de leurs pertes, dépenser des centaines de millions pour verser des indemnités aux personnes qui se retrouvent au chômage. En effet, le Cassis de Dijon n'est pas qu'une menace pour les agriculteurs, c' est aussi un encouragement à la délocalisation qui touchera beaucoup d'employés de petites et moyennes entreprises.  Un référendum vient d’être lancé, ce qui permettra au peuple de se prononcer.

 

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Commentaires

C'est toujours un plaisir de vous retrouver sur votre blog. Petite question en marge du cassis. Pensez-vous que la Suisse devrait adhérer à l'Europe et si oui quand? Si votre réponse est non, pensez-vous que l'Union européenne devrait être démantelée? Je vous remercie de votre prochaine réponse et vous souhaite un bon Jeûne genevois

Écrit par : jf Mabut | 10/09/2009

Merci... Vaste question... peut-on vraiment dire oui ou non. Moi je serais plutôt pour une Europe des régions. C'était une idée, notamment des Verts, qu'on défendait il y a quelques années. Je trouve qu'elle est bonne. Mais il faudrait effectivement revoir la notion de "nations". Ce qui bien sûr prendrait des siècles avant de se réaliser. (déjà un simple tracé de train prend 100 ans...) alors revoir la notion de pays... Je dois dire que je ne souffre pas vraiment de ne pas être dans l'Europe et que concrètement je ne vois guère d'avantages à y entrer maintenant. Mais je dois être une vieille réac...

Écrit par : Sylvia Leuenberger | 10/09/2009

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