24/05/2009

Interdition de s'asseoir..

En observant par hasard les vendeurs dans une boutique de mobile zone (swisscom, orange, sunrise, etc.) je me suis aperçue qu'ils n'avaient aucun endroit pour s'asseoir même s'il n'y avait pas de clients. Ce qui me fut confirmé: interdiction aux vendeurs de ces entreprises de s'asseoir pendant le travail. Pour qu’ils aient l’air d’être toujours à disposition de la clientèle. Et parfois cela fait plus de 5 heures d'affilée. Idem pour les vendeurs de billets de cinéma Rialto. Aussi avant d'écrire ce blog, j'ai écrit é ces entreprises pour leur demander pourquoi cette maltraitance. (Car c'en est une...) et je n'ai jamais eu de réponse…

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Commentaires

Ils ont pris ce travail en connaissance de cause. C'est leur choix.

Non, non, va-t-on me répondre, ils ont pris ce qu'ils trouvaient... Les paysans du passé mutilés par leurs outils n'avaient pas le choix non plus. Au fait, les serveuses ne sont pas assises. Les chirurgiens non plus.

Aaaahhh, cette manie de tout dénigrer que l'humain est capable de montrer. Notre société est formidable, exceptionnelle, il faut quand-même de temps en temps le reconnaître: quel bonheur qu'une société où l'on peut s'occuper de la maltraitance de n'être pas assis au travail. Où l'on peut s'occuper des passages cloutés pour les hérissons.

Écrit par : hommelibre | 24/05/2009

Pure méchanceté.

Écrit par : Johann | 25/05/2009

Une chose m'étonne...Teufel! Il me semble, mais il faut vérifier auprès d'un syndicaliste valable, que les vendeurs et vendeuses avaient obtenu le droit d'avoir un tabouret (minimum) et de s'asseoir. Si mon cerveaugruyère ne me joue pas un tour, il suffirait alors à ces employé/ées de faire valoir ce droit, mais avec le soutien d'un syndicaliste valable, car oui, faire valoir un droit dans cette société...
Bien à vous Madame

Écrit par : redbaron | 25/05/2009

@Homme-libre, si c’est bien vous et non quelqu’un qui usurpe votre pseudo, je m’étonne de ce commentaire… et je ne sais pas non plus si le commentaire de Johan vous es destiné, mais à mon avis il est valable pour TOUT, le sujet du billet et votre commentaire.
Non, « ils » ces humains ! N’ont pas le choix, le libre arbitre s’efface devant les factures sans même compter le logement et la nourriture… Dont les fournisseurs sont certainement non seulement propriétaires, mais actionnaires majoritaires de cette boîte (si, si, boîte, j’aime bien ce terme, moins faux qu’entreprise de mes deux !)
OUI, Oui, vais-je vous répondre « ils » (ces êtres) ont pris ce qu’ils trouvaient ! Et Oui, les paysans du passé et même du présent, du moins ce qu’il en reste sous nos cieux… Mais ce n’est pas une raison de résonner (si, sis, résonner, pas raisonner) de cette manière… Car cette manière ignoble de résonner au son de ceux qui sont pour l’instant au pouvoir, bien que K.D, qui tape sur le clavier en même temps que moi, souhaite qu’il ne le soient plus encore très longtemps, si, si, Dunkelteufel, cette manière ignoble de résonner, descend jusqu’au sud de la planète, et d’Ouest en est, massacre TOUT sur son passage, Humain, animal, végétal…
Et Oui, encore Au Fait, les serveuse peuvent s’asseoir, cela dépend du bon vouloir de leur patron! Quant au chirurgien, certes il ne s’assied pas, mais je trouve le résonnement un peu… spécieux!
Aaaaah, cette manière de tout positiver, comme si tout était tombé du ciel! Notre société si formidable, exceptionnelle, s’est aussi faites dans le sang de ceux qui ont raisonné… Et le « bonheur » de pouvoir s’occuper des maltraitances restantes est aussi un acquis, et tant que les hérissons écrasés sur les routes préoccuperons les êtres humains, eh bien oui, cette « sensiblerie » à la souffrance empêchera les gens comme vous de trouver que « tiens, il serait normal que les enfants retournent à la mine » entre autres…
Teufel, vive la G.T.F !

Écrit par : redbaron | 25/05/2009

Et, hélas, le redbaron cliquant sur le lien de la signature vit qu'il ne s'agissait point d'un usurpateur... Teufel! EXU! l'eusse-tu crû? tel le corbeau d'Edgar Alan Poe, le redbaron impassible murmura "jamais plus!"

Écrit par : redbaron | 25/05/2009

Merci de soulever ce problème bien plus important qu'il n'en paraît.
La médecine préventive pourrait s'attaquer à de telles situations.
L'être humain n'est pas fait pour être fixe dans une position. La serveuse peut se mouvoir et le chirurgien a souvent des pauses franches.
Tant pour la circulation des fluides dans le corps que pour la mobilisation des articulations, il est nécessaire de bouger, au moins de s'asseoir et se relever.
Fixité de la position correspond aussi à une fixité à un état plus intérieur qui vide les personnes de leur tonus. Que leur reste-t-il alors pour vivre leur existence après leur travail? Pour jouir de leur vie de famille?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 25/05/2009

@Redbaron,

Je me suis fait la même remarque que vous, au sujet d'un comm laissé par HL chez Haykel !! N'ayant pas eu l'idée de vérifier le lien j'en avais déduit que c'était pas lui ! Surprenant le changement de ton !

Écrit par : Loredana | 25/05/2009

Redbar, c'est bien moi, j'assume, mais je vois que je dois préciser, j'âi été trop court. Et pas d'accord avec vous.

Mais d'abord sur les hérissons: je trouve très bien que l'on construire des passages pour la faune. Comme pour les grenouilles au bois de Jussy. L'hécatombe sur les routes du bois pendant la saison des amour est assez monstrueuse. Je trouve même que certaines routes pourraient être fermées pendant cette période. Si l'on était à pieds on les éviterait. En voiture, on tue et on écrase sans état d'âme...

Sur le fait d'être assis ou non au travail. Dans beaucoup de commerces avec un comptoir directement accessible au public, et ou le passage du public est très fréquent, les employé-e-s sont debout. Mettez-les assis: le client ne les voit pas, ou s'intéressera moins au produit parce qu'en effet cela donne un sentiment de désintérêt du client. Les boutiques genre mobile zone sont toujours dans des endroits très passants, et c'est en une demi seconde que le client croche ou non. La position debout est donc un élément commercial important, et les clients qui achètent paient aussi le salaire des employés.

Par comparaisons, chez Minit, il y a parfois un tabouret derrière le comptoir, mais là c'est différent car on y va volontairement pour une clé, un talon, donc il n'y a pas besoin du même effet d'accroche. Pourrait-il y avoir des tabourets hauts derrière les comptoirs de mobile zone? Quelqu'un assis donne beaucoup plus le sentiment d'attendre le client, et cela peut être repoussant.

Encore une fois, pour ce genre précis de commerce, la donne commerciale est différente d'ailleurs. Faut arrêter de prendre les chefs d'entreprises pour des tortionnaires par principe, dont le seul but est de faire souffrir les employés. Dans ce cas de figure cela rend service à la boîte et donc aux employés payés par cette boîte. Ces employés ont accepté le contrat. On leur a expliqué la raison de cet état de chose. Ce que nous pouvons en dire de l'extérieur, juste en passant près d'eux, me paraît décalé par rapport à l'objectif de l'entreprise.

J'ai pris l'exemple des serveurs et serveuses: idem dans la coiffure, si le salon tourne en permanence, le personnel est debout presque toute la journée. Dur, oui, mais chacun bosse pour vivre, certains sont assis toute la journée et se font des varices en coupant la circulation du sang (surtout en jeans), ou bien deviennent constipés, etc. Que faire? S'organiser avec une société qui se donne les moyens de nourrir sa population. Aller faire du sport en fin de journée, ou des postures inversées de yoga.

On pourrait aussi avoir des salles de repos dans les entreprises. Pas possible dans le cas de ces boutiques qui n'ont pas d'espace privatif en plus des stands. Bref, il ne faut pas oublier que le travail est prioritaire dans la vie des gens, car c'est de lui que dépend le fait de pouvoir se nourrir, donc d'avoir une famille, des enfants. Faut pas dire que la mariée est trop belle. Si dans 100 ans nous sommes devenus le tiers-monde de la planète à cause du coût du travail, sûr qu'avec 50% de chômage il y aura le temps de s'asseoir.

Écrit par : hommelibre | 25/05/2009

Pour avoir fait en tant que temporaires les deux boulots (assis pendant 9h et debout pendant 8h) je me range quelque part à l'avis de homme libre selon lequel il y a des boulots où s'asseoir n'est juste pas possible et que faire 5h assise d'affilée c'est loin d'être la panacée (quoique certains pourraient apprécier l'effet planant gratuit que l'on éprouve en se remettant debout pour aller en pause). Quand vous faites vendeuse en rayon de magasins, il n'est pas question de montrer que l'on ne fait rien. Néanmoins je pense que ce message était le bienvenu, tout comme le blog "ce que je pense tout bas je le dis tout haut", ne serait-ce que pour apprendre à certains clients à être plus compréhensifs, en rappelant quelque peu les rigueurs du métier. Honnêtement après une journée à courater dans un magasin: marche puis sur place pour ranger les habits, re-marche, monter deux étages pour la réserve, redescendre, le tout environ quarante fois par jour (l'horreur des soldes) je peux vous dire qu'on ne pense même plus à aller au yoga, juste envie d'enlever ses ballerines même s'il fait -5 degrés et s'écrouler dans le bus, en espérant que ce ne soit plus l'heure de pointe.

Alors un petit sourire, éviter d'arriver 5min avant la fermeture du magasin et faire un scandale pour rentrer, faire son choix en entier avant que d'envoyer la vendeuse vérifier en réserve, ça serait des petites choses possibles à faire par chacun. Avec l'avantage en plus de laisser pendant quelques minutes un petit souvenir ému à la vendeuse devant tant de gentillesse ;-)

Écrit par : Audrey | 25/05/2009

Audrey: j'aime bien le blog d'Amandine, qui rappelle que l'employé en face de nous est d'abord une personne. Pour ma part, c'est quelque chose qui me semble normal d'avoir de la gentillesse avec la personne en face, de ne pas lui imposer d'aller faire des tonnes de recherches. Je suis surpris quand je vois de clients pester ouvertement contre une vendeuse ou un vendeur. C'est parfois presque un asservissement. Détestable. Et je ne presse pas un employé qui a visiblement un coup de fatigue. Je ne supporte pas qu'on me le fasse, je ne le fais pas aux autres. Ca me paraît être la moindre des choses. Alors, d'accord avec vous, si ce billet peut rappeler aux clients qu'ils ne sont pas les maîtres des employés.

Écrit par : hommelibre | 25/05/2009

Hommelibre, vous assumez, je n’en doute pas, mais selon moi vous avez fait top long. Quant au fait que vous ne soyez pas d’accord avec moi, je ne m’en étonne guère, vu que de mon côté…
Oui, même le hérisson, justement peut devenir un sujet de choix de civilisation… Tant sur le pourquoi se déplacer, pour aller où, comment, pourquoi toujours vite, et effectivement, sur les « états d’âme », si combattus depuis allez disons 20-30 ans?, dont on voit les résultats aujourd’hui, dans toutes les strates de la société soumise à ce tir de barrage psychologique (vous faut-il vraiment des exemples ?)
.
Être assis au travail est un droit, se lever aussi, et puis foutre dieu, il suffit, il est temps de réduire (et c’est programme minimum pour rb, K.D, etc., bref le « trio infernal ») le temps perdu, la vie perdue pour le profit de quelques-uns, les Goinfres…et je vous écris ici que vos arguments de marketing comme justification de toutes les ignominies actuellement pratiquées, vous les pliez, les mettez dans un sac, et avec tous vos potes « néo-libéraux-turbo-capitalistes* » vous allez ouvrir de nouveaux marchés sur une autre planète, le darwinisme social intégré au cerveau reptilien, devrait vous sauver de toutes situations désagréables! On fera avec ce qui reste de celle-ci, mais que diable, laissez-nous finir dans le calme… si c’est encore possible ! Et avant de partir, jetez un œil, un seul, et considérez les dégâts …

Tous les paragraphes suivants, réglementant l’exploitation de l’humain par les entreprisonneurs m’indiffèrent, c’est ça ou la colère. Le seul que je retiens, c’est qu’effectivement, le travail rend malade, physiquement et psychiquement…** Pour que vous vous en rendiez compte, il faudrait que vous vous intéressiez aux écrits de vos ennemis, et d’une autre envergure que le MUR…

Je n’irais pas plus loin dans une argumentation sociale et politique, depuis le temps que l’on dit, écrit la messe aux ânes… fatigue…

Quant au fameux gningnin « coûts du travail », je ricane, c’est quoi cette connerie! Lisez ce Luttwak, ce capitaliste! Kurt qu’est-ce qu’il dit déjà, oui… Le turbo-capitalisme crée de la richesse… attend Kurt je t’entends mal… Mais elle est si mal répartie, qu’il y a plus de pauvreté ? hin !Hin ! Homme-libre ( ?de quoi, au fait ?)… Et quoi ? Kurt ? Qu’il sera facteur de guerre-civile ? Hin, Hin, Homme-libre réjouissez-vous… Grâce à l’entêtement suicidaire de vous et vos semblables en idéologie, si, si, idéologie au sens seriné depuis… ça va saigner, brûler, barbariser un maaaax… on ne joue pas indéfiniment avec des allumettes dans une poudrière!
Personnellement, les idées que je défends sont loin de « l’idéologie du massacre » et ne peuvent le provoquer…
Dans 100 ans… de toute façon… Vous et moi boufferont les pissenlits par la racine, et ce n’est pas le marketing qui garantira… la survie de l’espèce!

Et terminons avec la responsabilité … Intro. Un artiste est un créateur même lorsqu’il n’agit pas… Prenons votre chanson « Enola », vu ce que vous écrivez dans votre premier commentaire, il faut lui ajouter une strophe si, si, provenant de votre philosophie de la responsabilité… les habitants d’Hiroshima, étaient selon celle-ci responsables… Il faut l’écrire, assumer, être conséquent !
Comment non, ils n’étaient pas responsables! Si ! Voyons relisez-vous! Conséquemment : Ils habitaient Hiroshima! Ils avaient choisi de rester au Japon malgré la guerre! Ils ne se rebellaient pas contre le gouvernement pour y mettre fin! Tout ce qui leur est arrivé, ils l’ont choisit, voyons…
C’est faux? Alors je ne vous comprends vraiment pas! Ou trop bien ?
Nachste HL
*terme de E.N.Luttwak, titre de son livre, dont K.D est en train de scanner les conclusions, condamnation sans appel de ces théories fumeuse, PAR UN CAPITALISTE.
**Voir là :
http://letrioinfernal.blog.24heures.ch/archive/2009/05/14/sante-et-maladie-tout-se-paie.html

Écrit par : redbaron | 26/05/2009

Et bien redbar, j'ai lu le manifeste du SKP sur le lien que vous proposez. Bon, quelles sont les idées prenables sous la réthorique marxiste? La notion de droits du patient.

- le patient a des droit sur sa santé
- il a le droit de choisir, d'accepter ou refuser un mode de traitement
- il a le droit de connaître et de disposer de son dossier médical

Je me bats pour cela depuis 25 ans, y compris dans l'attitude du thérapeute qui n'est pas "celui qui sait" face à "celui qui ne sait pas", mais qui est aussi un pédagogue, restituant au patient son pouvoir sur son corps, par de l'information, par une attitude de co-gestion du choix thérapeutique, par une réflexion sur les co-facteurs de la maladie: mode de vie, vie sociale, gestion du stress, nutrition, gestion de ses propres besoins, etc. Je n'ai pas besoin d'une théorisation d'inspiration marxiste pour être au fait sur tout cela. Mon fondement est l'autonomie de l'individu. C'est un objectif à long terme. Mais je l'applique dans ma vie, envers les patients, les étudiants. J'ai choisi de valoriser la responsabilité à chaque fois que c'est possible.

Le reste du texte: je trouve très réducteur comme langage et critères d'analyses, et l'a priori sur la maladie n'est ni démontré ni étayé.

Vos attaques et vos clichés réducteurs, je ne prends pas, je vous les laisse. Si vous croyez pourvoir me définir comme cela, le vieux monde et son terrorisme intellectuel a encore de beaux jours devant lui... Pour moi, ce langage-là est limite pathologique de par son absence d'espace intellectuel, ses axiomes péremptoires, sa volonté de considérer que cette vision (si c'en est une) est unique et complète. Bref, pas ma tasse de thé. J'aime trop les états d'âmes pour m'avancer dans un discours aussi sec, aride, dépourvu de la moindre parcelle de vie. Aussi froid que le métal des canons. Langage de tueur, langage de mort. Aucune fleur, aucune poésie n'y poussera, c'est l'abattoir.

Un mot encore sur la réflexion de société à propos des hérissons, du toujours plus vite, du choix d'où aller: il ne faut pas s'arrêter aux hérissons, il faut inclure les fourmis (ces exploiteuses de pucerons), que l'on écrase même en marchant lentement, ainsi que les toutes petites bêtes de l'herbe que l'on ne voit pas. Pas de raison de choisir seulement les bêtes assez grosses pour être visibles. Notre mobilité les tue aussi. Finalement, mieux vaut rester immobile sur le béton.

Encore à propos de votre excès de colère sur Hiroshima: non, on ne choisit pas tout. Mais on essaye, afin d'être responsable de sa vie le plus possible, ce qui pour moi est un aspect de la liberté.

Bon, à la prochaine fois, si vous n'êtes pas trop fatigué...

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

@ Loredana: je trouve excessif que l'on parle ici de maltraitance. Beaucoup d'activité professionnelles ont des contraintes, soit pour des raisons économiques - techniques de vente comme ici - soit par la nature même ou la pénibilité de l'activité. Le billet n'a pas analysé le pourquoi de cette position debout, il est juste estimé que c'est une maltraitance, et bien sûr on tape forcément sur les patrons. Je ne défends pas spécialement les patrons, mais de là à dire que leurs décisions sont faites pour faire souffrir les employé, l'écart me semble un peu grand.

La critique faite dans ce billet ne mange pas de pain: on ne cherche pas à comprendre, à analyser, à proposer. Je trouve un peu court pour justifier un terme aussi fort que maltraitance.

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

Heuuu ?!? Hommelibre, tout va comme vous voulez ? Je dis cela car j'ai pas compris pourquoi vous êtes aussi agrrrr....eeeessif. Vous avez lu où que je tape sur les patrons ????

Écrit par : Loredana | 26/05/2009

Pas vous Loredana, c'est dans le billet lui-même: "Aussi avant d'écrire ce blog, j'ai écrit é ces entreprises pour leur demander pourquoi cette maltraitance.". C'est vrai que j'ai réagit un peu vivement, bon je me suis expliqué. A part cela j'aime bien Madame Leuenberger, que j'ai un peu connue: personne agréable, sympathique, souriante, idéaliste. Si je l'ai blessée avec ma réaction un peu vive, je lui présente mes excuses.

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

...??????... Wahouhh faites-moi signe quand cela ira mieux Hommelibre !!

(-__-)

Écrit par : Loredana | 26/05/2009

Mais ça va bien Loredana!!!

(ª_ª) (º|º) (°_°)

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

Ah bon, si vous le dites !! mon prénom est apparu dans un comm. qui s'adressait à la blogueuse, comme cela ?!?

(*_*)

Écrit par : Loredana | 26/05/2009

Non, c'est parce que vous avez fait un court commentaire plus haut, auquel je n'avais pas encore répondu. oilà le mystère...

(~~)

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

Ya pas grand chose à répondre à mon comm.,car c'était une interrogation sur est-ce ou n'est-ce pas un "usurpateur" vu le ton dégagé par quelques un de vos comm. mais là je retrouve toute votre "sainte" patience ... lol, donc vous avez l'air d'aller bien.

(=_o) et bonne soirée

Écrit par : Loredana | 26/05/2009

Loredana: je vous adore... Et super le smiley, waow, vous innovez un max! J'ai repris votre idée, mais je vous en concède la pat... maternité...

|>_

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

Heps stop arrêtez Hommelibre... vous allez me faire rougir.... et jsais pas si
celui-ci y ressemble

(#o_o#) ....

à un smiley "rougissant" !! MDR !!

Quant à l'innovation... c'est pas moi qui l'ai "accouchée" .... je n'ai fait que la "cloner" !!

Écrit par : Loredana | 26/05/2009

Excellent! Yesssss! Parfait.

Yooo...

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

Bon je sais pas si Madame Leuenberger apprécie que l'on "squatte" son blog pour divaguer... donc je vous souhaite une bonne nuit et

A + ailleurs ("_")

Écrit par : Loredana | 26/05/2009

Ouais... ben moi je suis complètement d'accord avec Redbaron.

Et je me suis aussi demandé si c'était vraiment hommelibre. Votre commentaire, cher hommelibre, est digne des monstrueuses âneries qu'on voit dans les commentaires de tous les articles du matin qui parlent de maltraitance d'animaux.
Je n'aurais pas pensé que vous aviez des points communs!

Ce que nous avons le choix de changer, c'est notre comportement de client. Personne ne nous a dicté qu'en tant que client nous avions besoin d'un vendeur obséquieux et affairé, debout pour exprimer sa servitude à notre égard.
Si le client est roi, nous pouvons faire pression pour alléger la lourdeur de certaines journées de travail.
Vous que je pensais en quête d'une société où la domination serait absente...

J'en reste baba.

Ce genre de contrainte est d'une ineptie scandaleuse, parce que non justifiable. Le chirurgien ne va pas s'asseoir tant qu'il opère parce que parfois ce n'est pas possible. Par contre il n'opère pas 8h00 ou 9h00 par jour sauf exceptionnellement.

J'ai eu un boulot où je ne pouvais pas me lever sans permission et remplacement. C'était l'enfer ce boulot. J'ai eu de la chance, ce n'a été qu'un boulot pour me payer des études. Après j'ai pu trouver un boulot, où la seule liberté que j'ai eu et que j'ai, à peu de choses près, c'est de lever mon cul de ma chaise quand j'en ai envie.

Ce ne serait pas vous, je dirai: allez vous faire foutre...

Mais c'est vous, alors je ne le dirai pas.

J'ai pas encore connu un boulot où je n'ai pas dû côtoyer le code des obligations pour que l'on respecte mes droits. Et pourtant, je vous assure que ce n'est que coïncidence et non personnel, puisque toujours d'ordre "collectif".

L'abus en utilisant la peur de la perte d'emploi, je connais comme ma poche.
Et ce n'est pas avec vos réflexions, que nos conditions vont s'améliorer.

Et pour moi, ce billet rappelle juste qu'il n'y a pas que le fric, la sacrée consommation et les actionnaires. Il y a des gens qui se cassent la santé à se faire royalement chier, pour gagner de quoi vivoter et se faire traiter comme des sous-merdes. Et par les patrons, et par les clients.
Et tout ça pour rien.
Alors non, vraiment...

:-(

Écrit par : Pascale | 26/05/2009

Et bien je maintiens mon point de vue. Que l'on me juge parce que je ne vois pas les choses de la même manière m'indiffère. Nous somme dans une société qui fonctionne au contrat, il y a des clauses dans un contrat, en fonction de l'activité. Dans la construction un ouvrier est obligé par un règlement de porter un casque. Et bien là aussi il y a une raison. Je ne vois pas pourquoi on ne rendrait pas les techniques commerciales performantes. Changer les clients? Mais dans une vente instantanée, cela ne marche pas comme ça.

Ce n'est pas une question de domination à mon sens. Dans tous les jobs il y a des spécificités prévues contractuellement. Si on estime que c'est de la domination, alors tout contrat est une domination entre celui qui propose et celui qui demande! Dans ce cas, réalisons une société d'indépendants où chacun pose ses propres règles. Il faut dire aux gardes de la reine d'Angleterre, qui restent debout des heures sans bouger, que c'est de la maltraitance. Pour eux c'est une fierté. C'est leur honneur. Jamais ils ne se laisseraient dire qu'ils sont des victimes dominées et maltraitées. On peut être pour ou contre, mais eux l'ont choisi.

Je suis devenu indépendant par vocation, et aussi pour créer mon propre job et ma manière de le pratiquer. Cela se paie très cher, on ne compte pas les heures, la vie privée est très réduite, et j'ai aussi des contraintes par contrat avec les personnes qui font appel à mes services.

En étant son propre patron on voit les choses différemment. J'ai la chance de faire quelque chose que j'aime. Je ne me suis pas économisé. Et l'argent est bien sûr présent, il faut payer les factures, aller de l'avant. Je n'ai ni maison ni appartement à moi. Mon dernier voyage c'était à l'éclipse de soleil en Lybie en 2003. Je ne me plains pas. Je fais ce que j'ai à faire. J'ai eu et j'ai des collaborateurs. Je suis très cool, je n'aime pas commander, et si un projet ou une activité doit être réalisé d'une certaine manière j'explique les raisons. Mais j'ai aussi dû faire appel au code des obligations pour me défendre contre des coups bas.

Il y a peut-être quelque chose qui m'échappe. Mais pour me convaincre d'autre chose il faudra plus que des jugements de valeurs ou des anathèmes qui n'expriment que l'état d'esprit de qui les émet et qui ne me feront pas bouger. Il faudra de solides arguments.

Mais finalement, il faudrait une période où chacun est son propre patron, où il faut bosser comme un fou pour faire sa place. Je crois qu'après cela beaucoup de choses seraient relativisées.

Écrit par : hommelibre | 26/05/2009

@ hommelibre

Je sais ce qui vous échappe:-)!!!! (Je sais sans moi vous ne pourriez dormir tranquil:-))

"Ce n'est pas une question de domination à mon sens. Dans tous les jobs il y a des spécificités prévues contractuellement. Si on estime que c'est de la domination, alors tout contrat est une domination entre celui qui propose et celui qui demande!"

Ce qui vous échappe c'est l'asymétrie des rapports de force!! (et oui toujours...) A savoir que nous sommes loin d'une situation de plein-emploi et que la période est depuis longtemps loin d'être celle des travailleurs qui font la fine bouche, encore moins celle des syndicats puissants (encore que ceci n'ait jamais été très "suisse" de toutes façons). Un contrat est un contrat. Reste qu'entre celui qui propose et va voir 20 personnes après vous, et vous qui peinez peut-être depuis quelques mois, la balance de qui détient le pouvoir est vite faite. Dans les emplois de la vente, fortement précarisés ces derniers mois (gèle des embauches, baisse de l'emploi des temporaires), si vous n'êtes pas content on en trouvera un autre pour vous remplacer. Certes on "peut" mettre plus d'atouts de son côtés: être pointu dans son domaine, reste qu'il faudra toujours des gens pour occuper des emplois à formation modeste et où l'efficacité n'a qu'une faible valeur ajoutée... Ceux-là sont véritablement dominés parce qu'ayant une marge de manoeuvre sensiblement réduite. Vous pouvez dénoncer mon victimisme, et me rétorquer qu'on se fait son destin, reste que notre société a aussi besoin de ces destins-là et qu'il serait bon dès lors de leur accorder une protection supplémentaire.

Écrit par : Audrey | 27/05/2009

Rafalen ! kurz…à 2 balles…ein : citation comm (12) « J'aime trop les états d'âmes pour m'avancer dans un discours aussi sec, aride, dépourvu de la moindre parcelle de vie » commentaire antérieur (8) : « En voiture, on tue et on écrase sans état d'âme... » Heuêêêê^…

Écrit par : redbaron | 27/05/2009

Donc, Homme-libre, j’ai demandé au « Trio infernal » de publier des extraits de la suite du texte du SPK (Sozialistisches PatientKollektiv) pour eklarirungen la lanternen de ceux qui en ont envie, à l’inverse de vous, muré dans vos certitudes et pas à une contradiction près… Mais vous êtes Homme-libre, et tellement auto-(vroum.vroum, skrassh les hérissons les fourmis ROUGES) déterminé que vous n’apercevez même plus les chaînes, que ce soit celles des autres ou… les votres.
« Le reste du texte: je trouve très réducteur comme langage et critères d'analyses » si vous le dites! Notez, le réducteur de tête qui fait du « coaching d’entreprise » n’est pas le redbaron. « Réussir par l’intimidation » ou la séduktionnen n’est pas son créneau. Et Kurt me glisse à l’oreille mais arrête K! Jaaa, « … que vous ne serez jamais au chômage, on vous casera toujours comme mobbeur enthousiaste de chômeurs à l’ORP, et que sinon Torop s.a.r.l, n’attend que vous ! » ??!!… Bon, j’ai transmis Kurz.
Rafalen ! « Pour moi, ce langage-là est limite pathologique »… Soooo…
Quelle violence ! Donc TOUT DISCOURS QUI N’EST PAS LE VOTRE RELEVE DE LA MALADIE, VOIRE DE L’ADN ?!
Alors vous aurez encore beaucoup de patients, mais LA je perds patience, EXU! Et de quel VIRUS RELEVE UN PENSEE, (ou qu’il ne s’agisse du mildiou chers aux colonels grecs de « Z »)
A moins qu’il ne s’agisse pour vous que d’une pensée de microbes, d’untermenschen, car si encore vous aviez écrit PSYCHO-pathologique, il y eut encore une logique, du type de celle que vous décriez si fort, imposteur!
Mais là… Quel remède préconisez-vous? Pour éradiquer définitivement CEUX qui vous gênent de ne pas être heureux de l’exploitation qu’ils vivent ? L’extermination pour le bienfait de la société libérale à laquelle vous vous raccrochez comme un hommelibre sur le Titanic, poussant femmes et enfants par-dessus bord pour sauter dans le canot?
Vous voyez HL, j’apprends vite, je n’ai plus d’ « état d’âme » non plus! Vous êtes un super-coach! Hin,hiin !
L’autoritaire Homme-libre, l’antistalinien fascistoïde… Exemple de « Ce langage là », pour vous paraphraser : « ses axiomes péremptoires » « sa volonté » « cette vision (si c'en est une) » « discours aussi sec, aride, dépourvu de la moindre parcelle de vie » « Langage de tueur, langage de mort »…
N’en jetez plus homme-libre… Détenteur du langage et du secret (sans partage hein ?) de la poésie :
« Aussi froid que le métal des canons ». « Aucune fleur, aucune poésie n'y poussera, c'est l'abattoir ».
(Mais on s’y croirait, quelle force dans l’évocation lorsque je descend de mon triplan c’est exactement dans cet enfer que… je vis ?)
…« tueur, langage de mort, abattoir »… Kool, Raoul, je n’ai encore tué personne!
Et détrompez-vous mon cher, « le vieux monde et son terrorisme intellectuel a encore de beaux jours devant lui... », La reprise et le détournement de la notion situationniste de « vieux-monde » ne vous sauve pas, le « terrorisme » (ahah !) intellectuel n’est pas la ou vous croyez le voir…
Ce n’est pas parce qu’il change de costard grâce à des gens tels que vous, leurs apologies de la liberté certes…. CERTES
Pour autant qu’elle reste patronale, du commerce, et des petits bourgeois fiers de leur esclavage qu’ils osent appeler liberté*. Ni par l’assassinat de ses opposants, qu’importe la manière, du suicide au meurtre, l’extermination décisionnée par les décisionneurs qui décident de ne rien décider : des crève-la-faim et de froid, et de ses innombrables victimes, s’il illusionne encore, il n’illusionne que des imbéciles ou des criminels…

Quant à Hiroshima et votre chanson « Enola », il ne s’agissait pour moi que d’un entraînement à la perte de mes « états d’âmes », même momentané, c’est difficile… Je ne l’aurais point fait sinon… ce n’est pas noble c’est donc ignoble ! Je ne sais comment vous faites, vous et autres apologues béat de cette « société », mais votre secret, je vous en prie, gardez le pour vous !

*Non mais relisez-vous… Vous êtes peut-être le coach des employés, ou des cadres-employés, ou vous rédigez les contrats types que vous mentionnez, ou tout ça pour la boîte mentionnée par Madame Leuenberger, la survie impose une certaine schizophrénie, mais je crois qu’ils se défendent trèèèèèèèèèès bien tout seul.

Écrit par : redbaron | 27/05/2009

@redbaron, Eh, bien... je maintiens mon point de vue, je ne changerais pas d'avis, vous pouvez vous la garder votre idéologie de taré de pauvre....
Voilààà, vous voyez HL, en plus je ne suis pas assez "fatigué" (HL, quelle mooorgue, quel mâle de chez mal)... aussi je vous évite de répondre à ce commentaire... vous êtes si prévisible....

Écrit par : redbaron | 27/05/2009

@Madame Leuenberger, Pascale, Loredana, et tous et toutes celles eet ceux que ça intéresse. Les vendeurs vendeuses, sommeliers sommelières ON DROIT à une chaise, un tabouret, ainsi que le droit de s'aseoir sur leur lieu de traail! Renseignement pris par le redbaron auprès d'un de ses potes syndicaliste... Mais comme tous les DROITS des employés, locataires, bref bas-peuple, ils sont difficile à revendiquer... Toujours propos du syndicaliste, "risque de licenciement" donc ction collective obligée... Voilà, pour le redbaron le sujet est clos, nicht mehr kommentaturen...
Madame Leuenberger, j'espère que le leger affrontement sol-air, ne vous aura pas trop troublé l'humeur...
Bien à vous, Nachste, si vous le voulez bien...

Écrit par : redbaron | 27/05/2009

Bonjour Redbaron,

Les employés/ées ont des "droits" qui, selon le patron ou le chef sont plus ou moins respectés, je vous l'accorde. Mais il faut voir aussi ce qui est faisable sur le lieu de travail. Une vendeuse en rayon peut difficilement s'asseoir sur une chaise au milieu des rangées.... vous croyez pas ? Par contre, elle a des pauses qui le lui permettent dans une salle prévue à cet effet.
Pour le/la sommelier/ére, si il n'y a pas un chat dans le bistro bin je pense qu'ils peuvent s'asseoir mais si c'est un commerce qui "roule" bin non ils pourront pas !! Enfin ce que je veux dire c'est que les droits ne sont pas forcément bafoués par les patrons et que suivant le métier que l'on exerce, que cela soit un choix délibéré ou pas, il faut aussi en accepter les contraintes.

Maintenant la situation du marché de l'emploi étant ce qu'elle est, de plus en plus de "patrons" exigent plus de leurs employés car ils savent que si l'employé n'est pas d'accord avec les nouvelles donnes, bin il licenciera et réembauchera facilement.
Il y a toujours eu des patrons/chefs qui n'ont aucun respect pour les employés et des autres qui eux les respectent.
Jusqu'à présent c'étaient surtout les étrangers qui en étaient "victimes" de ces patrons et tout le monde s'en fichait... maintenant que cela touche aussi des suisses on se réveille en disant que les droits sont pas respecter voire bafoués.... désolée mais cela me fait rire !!

Tout cela pour dire que c'est pas tout noir ou tout blanc, qu'on peut pas faire de généralité à un cas. Voilà j'espère avoir été claire dans ma position (o__o)

Écrit par : Loredana | 27/05/2009

@Loredana

"Jusqu'à présent c'étaient surtout les étrangers qui en étaient "victimes" de ces patrons et tout le monde s'en fichait... maintenant que cela touche aussi des suisses on se réveille en disant que les droits sont pas respecter voire bafoués.... désolée mais cela me fait rire !!"

Et bien moi, je ne trouve pas qu'il y ait de quoi rire et je vous trouve un peu gonflée de le faire pour cette raison. Revoyez l'histoire syndicale avant de lancer des trucs du genre. Les syndicats se sont créés et se sont battus pour des conditions de travail décentes bien avant qu'il y ait bon nombre d'immigrés. Conditions obtenues par des suisses pour des suisses, dont les immigrés ont pu fort heureusement bénéficier par la suite.

Et ceux qui se "réveillent", contrairement à ce que vous dites, défendent des corps de métier et non des nationalités.

Écrit par : Pascale | 27/05/2009

Hello Pascale,

Relax !! Faut pas s'énerver comme cela. Comme vous le dites si bien "Les syndicats se sont créés et se sont battus pour des conditions de travail", entièrement d'accord, ce dont je parlais c'est qu'actuellement les gens se rendent compte que certains patrons traitent leurs employés comme de la m...e, simplement parce qu'ils en sont victimes aussi, à cause de la crise, mais que cela à toujours existé mais cela touchait seulement une frange de la population et qu'ils ne se sentaient pas concernés, c'est tout.

Bonne journée quand même (o_o)

Écrit par : Loredana | 27/05/2009

Hello Loredana,

Bah, il y a des domaines où je ne suis pas relax... Celui-ci en fait partie!

:-)

Bonne journée

:-B

Écrit par : Pascale | 27/05/2009

@Pascale,

Oui j'men suis aperçue !!

(=_o)

Écrit par : Loredana | 27/05/2009

@ Pascale: les syndicats, la gauche, ont joué dans le passé un rôle indiscutable dans le respect des droits des employés, dans le dialogue social, dans le démantèlement de l'autoritarisme patronal du 19e siècle, dans l'organisation du travail. Elle a fait un contrepoids indispensable à l'hégémonie bourgeoise de l'époque. Elle était d'ailleurs en partie inspirée (pas toutes les gauches) par la philosophie libertaire, la fin des privilèges, l'analyse critique des rapports sociaux. Cela devait être fait, car une société d'esclavage est inacceptable et insupportable.

Je pense que les syndicats restent importants pour qu'une entreprise garde à l'esprit une vision plurielle de la société.

Il y a des règles du jeu. Quand elles ne sont pas respectées, cela doit être dénoncé et changé. C'est une évidence pour moi. Je comprends que ce n'est pas facile en période de crise. Pourtant on doit aller vers un respect mutuel des partenaires sociaux. Après on peut se demander où placer les lignes dans l'organisation du travail.

Il est normal qu'un employé fasse état de ses besoins, et que les syndicats le relaient. Il est aussi normal qu'un chef d'entreprise détermine ses besoins commerciaux. Où placer la ligne d'équilibre entre les deux?


@ Audrey: Je vous donne en partie raison. On peut se demander comment trouver l'équilibre dans un système de libre entreprise. Pour moi ce libéralisme si décrié aujourd'hui a été un moteur de développement des sociétés, sur les plans économiques, culturels. La pluralité est un produit du libéralisme. Le problème pour moi n'est pas le système en tant que tel, et cela me différencie de la gauche traditionnelle: le problème est dans le respect, l'éthique, que trop de gens ont gommé de leurs rapports humains - si tant est qu'ils aient été largement pratiqués un jour.

En tant qu'indépendant, je ne suis ni un vrai patron au sens où on les voit aujourd'hui (parachutes dorés, licenciements à la pelle pendant qu'ils augmentent leurs honoraires, etc). De plus je suis totalement acquis à une régulation, à des règles du jeu, à la notion d'Etat arbitre. J'ai toujours bossé sans filet (les indépendants sont les prolétaires de l'Etat social), et je n'ai pas le droit ni le temps de me plaindre. Mais j'y laisse une bonne partie de ma vie.

Je valorise le choix et la responsabilité individuelle autant que possible, car c'est ma conviction: nous tenons une partie de notre destin dans nos mains, et il faut tenter d'élargir cette partie.

J'ai regardé hier soir un bout de reportage sur un supermarché qui pendant 4 ans a vendu de la viande avariée, en la retaillant quand elle devenait trop voyante. Il y a eu des malades à cause de cela. Tous les employés étaient au courant et participaient à cela: manutentionnaires, caissiers, bouchers. Pendant 4 ans. Quand l'affaire a été dévoilée, les 2 gérants ont été mis en examen. Pourquoi eux seulement? Les employés étaient complices. Une employée, interrogée, a déclaré d'abord ne pas savoir pourquoi elle n'a rien dit pendant 4 ans. Puis, sur suggestion du journaliste elle a dit avoir eu peur de perdre son travail. Elle serait donc une victime potentielle!... En même temps elle est complice des bourreaux et co-responsable avec tous les autres d'avoir mis en danger des vies. Cela je le trouve inacceptable. Quand la peur et la lâcheté, la perte de toute solidarité humaine deviennent la loi, c'est le début de la fin d'une société. On admets donc que la peur soit plus respectable que le courage. Grave! Il y a des points communs avec les gens qui voient une femme se faire maltraiter dans un métro par une bande d'excités, et qui regardent ailleurs. Cette responsabilité individuelle, parmi d'autres, ne peut pas être diluée dans une mise en cause du système. Il y a toujours des risques de perdre quelque chose quand on se lève contre la malveillance et l'injustice. J'ai souvent pris ce risque, je ne me suis pas compromis avec de quelconques puissant ou société secrète. Je serais peut-être riche aujourd'hui si je l'avais fait. Mais c'était contraire à moi. Je ne suis pas riche, mais je peux me regarder en face.

Je ne crois pas au collectivisme, tout en reconnaissant l'importance d'actions collectives. Je pense qu'il faut continuer à développer la responsabilité individuelle, le courage d'être soi. Car la victimisation par système et la lâcheté par peur préparent des régimes de triste mémoire.


@ Redbaron: je ne me reconnais pas dans votre portrait.

"Notez, le réducteur de tête qui fait du « coaching d’entreprise » n’est pas le redbaron. « Réussir par l’intimidation » ou la séduktionnen n’est pas son créneau.", ou: "que vous ne serez jamais au chômage, on vous casera toujours comme mobbeur enthousiaste de chômeurs". Ce n'est pas moi non plus. Cela ferait même plutôt ceux qui me connaissent et ne m'enferment pas dans des clichés non vérifiés.

"*Non mais relisez-vous… Vous êtes peut-être le coach des employés, ou des cadres-employés, ou vous rédigez les contrats types que vous mentionnez, ou tout ça pour la boîte mentionnée par Madame Leuenberger, la survie impose une certaine schizophrénie, mais je crois qu’ils se défendent trèèèèèèèèèès bien tout seul.": c'est simplement mais complètement à côté de la plaque.

Et pour la petite histoire:

"« J'aime trop les états d'âmes pour m'avancer dans un discours aussi sec, aride, dépourvu de la moindre parcelle de vie » commentaire antérieur (8) : « En voiture, on tue et on écrase sans état d'âme... »: j'en parle parce que cela a fait la une des journaux il y a des années. Un jour je suis allé voir de moi-même, et le tapis de grenouille écrasées était à vomir. Je n'ai donc pas moi-même roulé dessus, puisque vous semblez ou voulez comprendre le contraire.

Sur le texte que vous avez cité, qu'est-ce d'autre d^que des axiomes? J'ai l'impression, mais je peux me tromper, que vous partez d'une théorie que vous appliquez aux gens. Ce n'est qu'une impression, je ne vous connais pas et je n'ai pas vérifié. Moi je pars des gens et je révise régulièrement mes théories.

Bref, difficile de répondre à des clichés, je le fais parce que je respecte les avis dans le débat, mais je réponds à des critiques qui sont inspirées par je ne sais qui, en tous les cas pas moi. Les connotations que vous mettez sur ma profession ne me concernent pas.

Écrit par : hommelibre | 27/05/2009

@hommelibre
Je comprends le fait de devoir être debout lorsqu'il y a des clients, mais dans le cas énoncé ici, il y a interdiction. L'approche est différente et ce n'est pas une nécessité. Poser un tabouret dans un coin pour les heures creuses et s'il n'y a personne ne dérangerait pas la bonne marche des affaires. Mais c'est une question de relation de confiance entre l'employé et l'employeur.
Et ce genre de boîte a mauvaise réputation en ce qui concerne le traitement de leurs employés. Par des décisions de ce type, les employés sont considérés irresponsables par défaut.
Pour moi, c'est inacceptable.

Écrit par : Pascale | 27/05/2009

@ Pascale: je prends en compte ce que vous dites. Je pars d'un principe qui est la spécificité d'un poste, et le contrat. J'ai réafit au terme de maltraitance et à l'attaque de principe d'un patron. Je ne connais pas la réputation de cette entreprise. Je sais qu'à mon niveau, si petit, le simple fait de diriger une petite entreprise fait de moi un nabab aux yeux de certaines personnes, qui du coup n'ont pas de relations authentique avec moi. Assez désagréable. Je ne leur montre pas ma comptabilité, ni la tension permanente qu'il faut porter pour faire tourner. Rien n'est jamais acquis. J'ai organisé pendant 16 ans un salon des médecine douce, qui s'appelait Solvita, sur la Plaine. Il y a eu un déficit initial, puis des années et des années de galère. Le salon suivant a payé le précédent pendant des années. Mais j'ai toujours été de l'avant, j'y croyais. Le salon était un lieu de communication, de rencontre, de fête, et aussi de commerce. J'ai réussi à le faire grandir au prix d'un nombre déraisonnable de nuits blanches. Quand la tente était dressée sur la plaine, je recevais du matériel d'exposition une semaine avant l'ouverture. Payer des Sécuritas pendant tous les jours avant était trop cher. J'ai parfois dormi sur place, entre des rouleaux de moquette. A un moment, en accord avec la majorité des exposants, nous avons décidé de tenter Palexpo, pour donner un plus au salon. Le jour de l'ouverture, octobre 94 je crois, éclate l'affaire du Temple solaire. % jours d'affilée, pendant le salon, on ne parle que de secte et de médecines douces dans la presse. Solvita n'avait rien à voir avec cela, et je suis tout sauf inféodé à un groupe quelconque. Trop libre pour m'enfermer. Et bien les visiteurs ont baissé, deux années de suite. J'ai essayé de retourner à Plainpalais, mais je n'ai pas pu enrayer la chute. J'ai dû jeter l'éponge. J'ai fait une faillite personnelle. Pendant ce temps-là j'entendais, ou on me rapportais, des propos: "John il est millionnaire, pas de soucis pour lui", ou bien: "Il paraît qu'il est parti avec la caisse" (cela a été dit devant moi par quelqu'un qui ne me connaissait pas, et j'ai un témoin)... Alors oui ras le bol de voir attaquer ceux qui entreprennent et prennent des risques, de les voir traiter de nabab ou de tortionnaires. Ras-le-bol de ce langage de gauche complètement cliché. Je connais des gens qui critiquent et qui sont fonctionnaires, payés par les impôts de ceux qui bossent dans des entreprises privées. Facile. Que ceux qui critiquent prennent un jour les risques, qu'ils aillent au charbon. Moi j'y suis allé, je sais ce que c'est. Et je sais ce que c'est d'être une cible, y compris la cible de clichés. Et comme indépendant je n'ai aucune aide, ne parlons même pas de la possibilité du chômage si c'était le cas: juste de quoi rire jaune. Ce que j'ai fait, ce que j'ai eu, ce que j'ai perdu, j'en prends la responsabilité. Je n'ai aucune gêne à avoir eu une faillite. Essayé, tenu longtemps, et puis pas pu plus loin. Je me suis investi davantage dans mon école. Et la saleté d'affaire pénale a causé des dégâts, pour une femme qui a menti mais qui a été soutenue par la justice et par des avocates féministes malgré ses mensonges démontrés. J'ai été une vraie victime dans cette affaire, mais je ne peux continuer à l'être. ma vie m'appartient, c'est pourquoi j'ai lâché mes poursuites contre elle comme je l'ai dit dans un billet. Bref, l'attaque que j'estime facile faite dans ce billet a touché quelque chose de personnel. J'ai réagi sèchement, certes, et j'en ai le retour. Je n'ai pas développé un débat mais un combat, trop réactif sur ce coup. La réactivité, je connais, j'y travaille, cela prend du temps.

Pour Mobile tone, je vais aller voir par moi-même, je pense demain, pour me rendre compte. Je vous tiendrai au courant.


@ redbaron: je fais mon autocritique: j'ai réagit trop vivement au texte que vous avez proposé. J'aurais pu poser des questions, demander d'étayer, au lieu de cela je me suis braqué. J'ai dû vous blesser pour que vous réagissiez si fortement. Si c'est le cas je vous présente mes excuses. Autant pour moi: débattre plus, réagir moins.

Écrit par : hommelibre | 27/05/2009

"Pour moi ce libéralisme si décrié aujourd'hui a été un moteur de développement des sociétés, sur les plans économiques, culturels."

C'est surtout un autre mode de domination, plus subtil, mais pas moins violent. Et certaines "sociétés" ne s'en sont toujours pas remises, soumises à un pillage permanent.


"Le problème pour moi n'est pas le système en tant que tel,"

Le "système en tant que tel" est dominé par le profit, par la marchandise et n'a aucun respect pour l'être humain. Il suffit de voir comment s'effectue l'aménagement du territoire: en fonction d'une logique marchande inhumaine.


"et cela me différencie de la gauche traditionnelle: le problème est dans le respect, l'éthique, que trop de gens ont gommé de leurs rapports humains - si tant est qu'ils aient été largement pratiqués un jour."

Vous avez donc encore un petit effort à faire pour parvenir à la conclusion que c'est le "système" qui détruit le respect et l'éthique. Dites-moi où est le respect et où est l'éthique quand le système permet à certaines personnes de gagner 240 plus qu'une autre? Quand 1% de la population possède les 50% et plus de la fortune? Où sont le respect et l'éthique quand des dirigeants licencient en France pour transférer la production en Roumanie ou en Chine au nom du seul "profit"? Dans tous les cas, le "système" est la copie conforme de la féodalité, une féodalité économique, une dictature économique.

Ce que je constate c'est que vous considérez comme plus important le profit du patron (les "techniques de vente" qui exigent que les employés restent debout) que le respect dû à ses employés, que leur bien être et leur santé. Dans ce cas je comprends bien que pour vous le système n'est pas le problème, mais votre tirade sur le respect n'est plus cohérent, il est même carrément déplacé. Un minimum de logique, non?

Écrit par : Johann | 28/05/2009

"Je pars d'un principe qui est la spécificité d'un poste, et le contrat."

Aaah, le contrat. Le contrat et les nouvelles techniques de management! Qui visent à mécaniser le travail et rendre les employés parfaitement interchangeables, à les robotiser en somme.

Du temps de la féodalité, il y avait déjà un contrat entre le seigneur et le serf...

Et sur un vieux sujet : ceci est une orange:

Sous-titre: respect et éthique dominent le monde (surtout dans le domaine du journalisme)!

http://www.dailymotion.com/video/x7a1dp_wtc-7-demolition

Écrit par : Johann | 28/05/2009

Pascale, je suis allé en ville vers 18h30 pour voir une de ces boutiques dans un magasin XXL et voir les employés. Je les ai vus travailler, il y avait du monde, donc pas pu parler avec eux. Mais je les ai écouté un moment: ils blaguaient entre eux, et étaient sympa avec les clients. Ce que j'ai vu, c'est la position de leur corps, ils se penchaient beaucoup sur le comptoir. mais je ne saurais encore dire si c'est la fatigue du corps ou le fait qu'ils étaient grands par rapport au comptoir. J'ai vu aussi qu'ils avaient des pauses, car l'un deux les a rejoint plus de dix minutes après que je sois arrivlé.

Je n'ai pas assez d'infos et je veux me rendre compte par moi-même. J'y retournerai encore à une autre heure, si possible pour parler avec eux. Car dans ce débat je ne les ai pas encore entendus eux. Mais à voir l'agencement, je pense qu'un tabouret haut ne serait pas mal perçu par la clientèle.

Écrit par : hommelibre | 28/05/2009

@hommelibre
Je vous salue bien bas pour votre démarche.
:-)

Écrit par : Pascale | 28/05/2009

@ Johann: le système est ce que les humains en font. Cela c'est un de mes fondements. La société est le reflet des humains, pas l'inverse. Je pense d'ailleurs qu'il y a plus de liberté en se centrant sur l'humain que sur le système. Il y a des dirigeants, des patrons, des employés, des artisans, très respectueux. Le système n'y est pour rien, c'est leur conscience personnelle.

Quand je cite plus haut les employés qui ont été complices de rendre les gens malades en cachant la vente de viande avariée, en y participants sourire aux lèvres devant les client, je dis que ces gens-là ne sont pas victimes, il n'ont simplement que la lâcheté au coeur. Ils auraient perdu leur travail? Même pas sûr. mais ça ne les gêne pas de garder leur travail sur la santé et sur la vie des autres. Ces employés sont des criminels, des empoisonneurs, et il est anormal qu'ils ne passent pas en jugement pour complicité d'empoisonnement, escroquerie, et j'en passe. Vous voyez, l'humain est l'humain.

Les techniques de ventes ne servent pas simplement les patrons, elles servent les entreprises qui paient leurs employés et fournissent du travail. Il faut arrêter avec ce discours que je trouve personnellement un peu court. Je ne défends pas plus les patrons que n'importe qui d'autres. je dis que cette diabolisation des dirigeants, quels qu'ils soient, est aussi un système, et que chaque cas devrait être analysé de manière spécifique.

Je ne suis pas convaincu par l'analyse de ce cas particulier, et j'ai déjà vu une chose: ils ont des pauses. J'ai aussi vu que leur corps marque la fatigue. Mais je suis ok d'en rediscuter avec plus d'informations.

Écrit par : hommelibre | 28/05/2009

Waw, chouette travail, grand merci de partager cette astuce et je partage entièrement ce point de vue ! Permettez-moi d'insister, oui votre billet est bon, je songeais à ça en la semaine passée ! NB : J'attends avec impatience la suite !

Écrit par : fanny | 04/05/2010

Wow, excellent blog, grand merci à vous de partager ces astuces et notez dans un 1er temps que je partage pleinement cette opinion... Bref voilà, oui votre blog est réellement excellent, je suis ravi d'avoir découvert votre site. NB : Je vais prendre un peu de temps pour réfléchir là-dessus.

Écrit par : mutuelle | 17/05/2010

The concept was really good i definitely share this view to my close friends. Keeps up the good work going.

Écrit par : Diamond Trading | 23/05/2011

la majorité des auteurs & leurs commentaires ici me laissent un drôle de sentiment:

ne faisant que poster comme des singes en cage, tous ces employés dans l'exercice de leur travail - vendeur/ses, serveur/ses, nettoyeurs de surface etc, dont le job exige la position debout sur ses pieds!

j'ai (à part coiffeur) exercé tous ces métiers, debout donc, avec ce qu'il en résulte comme maux physiques en fin de journée

et me demande bien pourquoi
n'ai-je donc pas eu l'idée de revendiquer un siège pour exercer mon boulot!,

à la place de tous ces commentateurs n'ayant jamais du gagner leur vie en faisant de tels métiers...

décidément, à lire tous ces commentaires:
les petits employés ne peuvent que se sentir trop "cons", à respecter en restant debout dans l'exercice de leur job, l'image du patron ou de la boutique ou du job!

Une réglementation autorisant pauses & l'usage d'une assise dans le cours du travail n'existe-t-elle pas déjà?

Que de piètres interventions, que petits esprits ici!

Écrit par : graphycs | 27/10/2011

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